Les vacances de Février sont terminées, chacun a pu et su profiter des paysages vosgiens sous d’épaisses couches de neige.

Pour être tranquille et loin de la foule pendant cette période, j’ai emmené deux amis à la découverte de  la Tourbière de la Morte Femme.

Située à 615 m d’altitude, une des plus basses du département, c’est une tourbière acide et bombée.

Datant d’environ 6000 ans (hé oui) elle est considérée comme une “station relique de l’époque post- glaciaire”.

On y exploita la tourbe jusqu’en 1945.

Cette toubière de la Morte Femme située sur la commune de Gérardmer et incorporée à sa forêt domaniale en 1981 est gérée par l’Office National des Forêts de Saint Dié et est devenue Réserve Biologique Domaniale (RBD) en 1986.

Fin des années 1980, début des années 1990, création d’un étang artificiel d’environ un 1/2 hectare pour ré- humidifier la partie tourbeuse par capillarité, création de plusieurs “gouilles” (petites mares de quelques mètres carrés) dans les parties les plus sphaigneuses pour favoriser la reproduction (espèces rares de libellules, de papillons, de tritons etc)

Sur cette tourbière acide on y trouve le pin à crochets (Pinus uncinata), la droséra (rotundifolia et intermédia), la linaigrette (ériophorum vaginatum), la myrtille, l’endroméda polifolia etc, des papillons comme la nacrée de canneberge entre autres.

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Un “CORST” (comité consultatif régional scientifique et technique) existe pour cette tourbière et a pour but de mettre en lumière les réserves biologiques,  la diversité forestière et favoriser la concertation entre gestionnaires, municipalité et représentants de l’administration.

Article inspiré de travaux de Mr PH.BRICAULT, ingénieur du GREF, Office National des Forêts de Saint Dié.

Voilà pour cette petite balade en découverte sur un site classé Natura 2000. Endroit bien caché, difficile d’accès mais d’une beauté toute sauvage qui ne laisse pas indifférent.

Malheureusement je n’ai pas pu trouver le pourquoi du nom de cette tourbière…

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Une réponse

  1. L’histoire de la morte Femme à Gérardmer,
    Au XVIe siècle, la chasse aux sorcières a pris une grande ampleur en Europe. Rien que dans les Vosges, on en compte plus de 700 mortes sur les bûchers. À Gérardmer, on trouve encore les stigmates de cette période. Certaines femmes avaient un don qu’elle ne pouvait expliquer. Elle pouvait, par exemple, guérir telle ou telle maladie avec certaines plantes comme du « grand pourpier », qui faisait tomber la fièvre. De nombreuses plantes avaient de réelles vertus, utilisées aussi par des femmes « vagabondes ». Celles de qui on disait qu’elles avaient le « mauvais œil, » pouvaient aussi bien guérir les hommes que les animaux. Et forcément, ce don relevait, à l’époque, de la magie noire, dans un contexte où la religion était partout. Il fallait d’ailleurs préserver la foi chrétienne.
    « Généralement, la sorcière était emprisonnée sur plainte et dénonciation des habitants du village. Interrogée, elle commençait par nier. Alors, on la soumettait à la torture, après l’avoir entièrement rasée. Les supplices employés étaient surtout ceux de l’échelle, sur laquelle on allongeait l’accusée et où elle était « étirée ». On utilisait aussi les grésillons, sorte de menottes rougies au feu, l’eau qu’on lui faisait avaler. Ce dernier supplice était l’un des plus douloureux, paraît-il. Presque toujours, après la torture, la sorcière entrait dans la voie des aveux » d’après Louis Antoine, dont les mémoires datent d’août 1899.

    Alors, sur la route départementale entre Gérardmer et Le Tholy, non loin de la tourbière, est indiqué le lieu-dit La Croix de la Morte-Femme. Il y avait une croix érigée en 1555 pour rappeler le supplice des sorcières de Gérardmer.

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