Du Saut des Cuves à Kichompré

Ce bel après midi ensoleillé m’attire, l’occasion de tendre ma corde virtuelle de dix kilomètres qui s’étire jusqu’à Kichompré. Cette balade connue de tous, facile, peu de distance, est le moyen de découvrir des lieux riches en légendes.

le Saut des Cuves

Le Saut des Cuves

Pas moins de trois légendes sont attachées à cet endroit,

Un jeune homme, sans ressources, est amoureux de la fille d’un notable à qui il va lui demander sa main.L’homme, peu enclin à la lui accorder, le met au défi de faire le trajet de Longemer à Gérardmer sans jamais mettre pied à terre ; impossible à réaliser tant les eaux de la Vologne sont tumultueuses.Le jeune homme essaya différents types d’embarcation, toutes détruites par les eaux furieuses. Ne voulant renoncer il construit alors une cuve métallique capable de flotter. Le jeune homme embarqua et se lança sur la Vologne et atteignit Gérardmer sans encombre. Le notable reconnut l’ingéniosité et le courage du jeune homme et lui accorda, bon prince, la main de sa fille.

Cet endroit serait aussi l’habitat des « Dames Vertes ».Créatures mystiques vêtues de longues robes vertes et légères qu’il fallait éviter de croiser.Elles apparaissaient aux voyageurs attardés pour les effrayer et les saisir par les cheveux pour les précipiter dans le Saut des Cuves. Les malheureux suppliants ont parfois eu la chance que ces Dames, lassées de leurs jérémiades, les laissent repartir.

Le Saut des Cuves serait aussi le domaine de la fée Polybotte, magicienne orgueilleuse de son corps superbe mais au visage fané.Elle vit dans un palais souterrain dont l’entrée est la grotte de la Fente du Kertoff. Une nuit un chevalier égaré se réfugia dans la grotte, il y vit la fée somptueusement vêtue et assise sur un trône en cristal. Polybotte l’accueillit, lui servit des mets succulents et lui proposa de partager son royaume, sa richesse et lui promit la réalisation de tous ses vœux. Au petit matin, ne pouvant retenir le chevalier, elle le laissa partir mais en sortant de la grotte il fut saisi par un froid mortel et changé en glace. Depuis, de la glace subsiste toute l’année dans la « Fente de Kertoff ».

Laquelle de ces légendes aura votre préférence? La vraie sans doute…






La Pierre Charlemagne

Après une partie de chasse l’empereur, pour se reposer, s’arrête sur cette pierre. Mais son cheval, voulant poursuivre le chemin, frappa la roche d’un coup de sabot rageur imprimant son empreinte dans le granite.

La Roche St Colomban

Tout près du Pont des Fées, la roche de St Colomban. Selon la légende ce rocher se serait entr’ ouvert puis refermé sur son passage pour lui permettre d’échapper aux païens, ses persécuteurs.

Le Pont des Fées

Il y avait dans le pittoresque pays des Vosges, à Gérardmer, un jeune chasseur si beau, si séduisant et si admirablement fait que toutes les femmes et les filles en étaient folles. Lui ne les regardait pas. A sa naissance une fée, sa marraine, lui avait assuré qu’il arriverait aux plus hautes distinctions s’il ne se laissait pas séduire.

Un jour pris de fatigue alors qu’il chassait, il s’endormit au bord d’un torrent tout près d’un vieux pont construit il y a des siècles par les mains habiles des fées. Il fut réveillé d’un baiser sur la joue par une femme plus belle que le jour, aux yeux verts, aux lèvres de corail, ses cheveux blonds d’or cachant à demi un corps admirable.

Séduit, il s’abandonne. Enlacés ils roulent sur la mousse jusqu’au bord du torrent, puis riant aux éclats l’ondine le précipite avec elle dans l’eau profonde. Depuis on ne passe plus à cet endroit qu’en tremblant.

Légende d’après un texte de Henry Desestangs dans «  Le Pays Lorrain en 1908 ».

au Pont des Fées

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Les Îles Marie Louise

Ces îles tiennent leur nom d’une duchesse de Lorraine. On raconte qu’autrefois on y pêchait des perles d’ huîtres d’eau douce. Des habitants en auraient offert aux princesses Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV, en 1737 lors de leur passage dans les Vosges.




        Voilà pour le chapitre légendes. Après ces îles, passage devant les vannes et direction Kichompré.












La Chapelle St Jacques

La Chapelle St Jacques perchée sur un rocher ne mesure que 3m sur 1,5 m. Elle a été édifiée au XVIII siècle et acheté après 1870 par la famille Garnier Thiébaut, propriétaire du tissage. Le petit bâtiment est entièrement recouvert d’ essis, nom vosgien des bardeaux en bois.

  Le clocheton carré n’a pas de cloche. A l’intérieur derrière une grille en fer forgé on peut voir et reconnaître le pèlerin St Jacques à son chapeau et son bâton de pèlerin.

La Chapelle St Etienne

Chapelle, aux dimensions d’une église, elle a été édifiée en 1901 par la famille Garnier Thiébaut industriel textile.Jean-Batiste Emile Garnier (1833-1905) et Jules Garnier (1843-1910) y sont inhumés.

Cette chapelle est la reproduction en granite d’une chapelle finlandaise édifiée là-bas en bois. Sur la façade une statue en pierre du XVIII siècle représentant St Etienne. A l’intérieur, entre autres, une statue de St Anne. Les tisserands la nommaient « Notre Dame do mâ filé » (Notre Dame du mauvais fil).




Voilà cette petite balade est maintenant terminée, ne reste plus qu’à faire le chemin en sens inverse, reprendre la voiture et surtout rentrer avant le couvre feu. Merci à mes deux fidèles accompagnateurs.

On a failli oublier de récupérer la corde pour la prochaine fois…

Galerie Photos



































































Loïc Druart

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