L’Équipe des baliseurs du Chajoux intervient au Moutier des Fées ou comment redonner son lustre à la statue de Sainte Thérèse

Au fil du temps la statue de Sainte Thérèse dans son emplacement était de moins en moins visible, défraîchie, couleurs délavées, vitre de plus en plus opaque, souvent encombrée par la condensation.

Bref, il fallait faire quelque chose. La décision fut prise de relooker tout cela, statue et emplacement. Après des recherches sur les couleurs des vêtements, notre peintre lui redonna son plus bel aspect. Quelques retouches au plâtre sur le visage lui donnèrent une apparence plus jeune.

Son emplacement devait être également retravaillé, un peu élargi avec une saignée pour permettre d’écouler l’eau de condensation et surtout recreuser la feuillure pour recevoir le plexiglas. De surcroit, une visière en partie supérieure évitera à une partie de l’eau de ruissellement du rocher de pénétrer dans l’habitacle.  Le découpage et l’ajustement du plexiglas est réalisé, sans oublier une lumière en partie haute pour éviter la condensation.

Sainte Thérèse a repris sa place, le plexiglas scellé et étanché au silicone, sans doute encore pour quelques années.

Merci à l’équipe de Baliseurs.

Un peu d’histoire et de légende sur le Moutier des Fées par Jean Pierre Vincent-Viry.

 

         Le rocher du Moutier des Fées, situé sur la commune de Rochesson à 1062m d’altitude, n’est pas seulement un site prisé des amateurs d’escalade, mais un lieu chargé d’histoire et de légende.

En patois local, Moutié ou Moté veut dire église, sans doute en raison du rocher en forme de clocher tronqué. Nous serions donc à l’église des fées, et embarqués dans l’imaginaire satanique de nos ancêtres qui prétend qu’à cet endroit se tenait le sabbat des diables, démons, sorcières, sotrés et autres créatures ayant partie liée avec le Malin…

Légende du Moutié des Fées :

Un jour de septembre 1754, Marie-Thérèse, une jeune fille enjouée de Grosse Pierre, partit chercher au moulin du village un cuveau de farine. En chemin, rencontra un jeune homme élégamment vêtu qui lui fit compliment sur sa grâce et son entrain et l’invita pour le soir même à danser à une loûre (veillée) qu’il organisait avec des amis. Sans remarquer les embryons de cornes qui ornaient le front du galant, ni les pieds fourchus qui dépassaient de ses chausses, Marie-Thérèse promit d’y être. Insouciante et guillerette, elle raconta sa rencontre au meunier qui flaira un traquenard et mit la belle en garde.

La jeune fille chargea son cuveau de farine sur le dos et reprit le chemin de Grosse Pierre avec cette fois quelque inquiétude …. Au bord du chemin, le galant l’attendait et lui rappela sa promesse…. Marie-Thérèse essaya bien de se défausser, mais rien n’y fit et, sous l’emprise du malandrin, dut grimper jusqu’au Moutié des Fées où elle se retrouva à danser toute la nuit, son cuveau sur son dos, au milieu des diables, sorciers et sorcières. Elle ne s’en remit jamais et mourut peu après….

          Plus près de nous, le Moutier des Fées fut en 1944 un poste d’observation de l’armée allemande qui se doutait de la mise en place d’un maquis de résistants sur la crête entre Noiregoutte et le Hauts de Presles. En effet, depuis août 1944, les hommes de ce secteur de la montagne vosgienne se regroupaient pour « monter au maquis ». Dans le vallon de Noiregoutte, 380 hommes étaient rassemblés en plusieurs trentaines réparties sur les points hauts environnants et dans le fond du vallon de Noiregoutte.

Depuis l’équipe des baliseurs du Chajoux

Des marches d’escaliers pour le « Sentier du Paradis »

Depuis un certain temps, il en était question, comment améliorer la montée du sentier du paradis à partir de la route qui dessert les chalets dernièrement construits.

La pente est raide, quelques marches en pierres semblaient la solution approuvée par l’équipe de baliseurs. La démarche est faite par Michel POIROT auprès des Services Techniques et très rapidement une douzaine de bordures sont déposées au pied de la pente. Reste bien sûr la mise en œuvre :
                                             – préparer le terrain
                                             – retirer les cailloux gênants
                                             – creuser le lit des marches en respectant une pente régulière.

 Le savoir faire et l’expérience de chacun s’exprime.

 

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Reconstruction d’un Escalier L'escalier se trouve sur le sentier C3 qui mène au col de Grosse Pierre. Il se situe après le lotissement "La Roche".

Quand l'équipe des baliseurs du Chajoux joue aux bâtisseurs romains

Ah, cet escalier en bois pas très bien fait, pas pratique ces marches disparates, toujours un peu glissantes. Chaque année il faut intervenir.

Alors, qu’est ce que l’on fait ? La question revient régulièrement. L’équipe a donné son avis. C’est décidé, on le refait en pierre !

Anciennes bordures de trottoir, tuyau d’un bon diamètre dans le fossé, pierres concassées pour le blocage des marches. A la demande de Michel, le STM (Service Technique Municipal) nous fournira les matériaux nécessaires.

On démonte le vieil escalier enfoui dans la boue et dans l’herbe. La surprise commence, des brouettes et des brouettes de boue et de cailloux. C’est lourd à remuer cette « bodére » *.  Heureusement, il suffit de croiser la route pour vider les brouettes. Le fossé est creusé, le tuyau est mis en place, la plate- forme de départ est réalisée, paré pour poser la première marche.

Cette fois les spécialistes peuvent exercer leur talent, et marche après marche, à la force des bras, l’escalier se construit. Encore une marche et ce sera le premier palier. Niveau et alignement des nez de marches font l’objet de contrôles réguliers. Mais les bordures sont lourdes à remuer, il faut trouver des astuces pour faire moins d’effort, la tête travaille autant que les bras.

Une quinzaine de bordures sont posées sur un lit de cailloux, ce qui représente environ 5 tonnes de pierres remuées à la force des bras.

L’ouvrage est terminé, il a de « la gueule » comme on dit, et il durera comme au temps des Romains !

Bravo à toute l’équipe et merci aux services techniques pour leur approvisionnement rapide.

Merci également au voisin, M. Claudel, pour le prêt de matériel et le passage sur propriété pour faciliter l’approvisionnement du chantier.

Hubert GEHIN

* bodére = mot du patois bressaud voulant dire boue gluante et noire !

Les perles de la Vologne

L'Histoire

De la fin du 15ème siècle au 19ème siècle, la richesse et la renommée des Ducs de Lorraine se firent en particulier par la présence de moules perlières dans les rivières vosgiennes : La Vologne, le Neué et le Barba.
La Vologne prend sa source dans le jardin d’altitude du Haut-Chitelet à 1240m.

Collier de perles des Vosges offert à l'impératrice Eugénie

La perle dans la moule d’eau douce ou « mulette perlière »

    Le cycle de formation de la perle est complexe. Il faut d’abord que la larve de mulette grandisse dans les branchies d’une truite fario qui doit survivre dans son milieu naturel et s’enfouir pour poursuivre sa croissance.

Ensuite, elle doit être contaminée par un cestode (ver plat parasite) qui a fait son cycle dans le tube digestif d’un gardon.

La moule va alors secréter du carbonate de calcium, appelé nacre et entourer le parasite afin de l’expulser de sa coquille.
La mulette perlière a été identifiée en France dans le bassin de la Vologne, mais aussi en Bretagne et dans le Massif Central.

Le cycle de formation de la perle

Le désastre écologique

Depuis le début du 16ème siècle, on récoltera les fameuses perles de la Vologne jusqu’au 20ème siècle.
Ces perles sont prisées par la bourgeoisie et la noblesse locales jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus …..
victimes de leur succès !!

 

Moule perlière

La pêche était pourtant réglementée et surveillée par des «  gardes-perles », les ducs de Lorraine se réservaient la production et chargeaient leurs officiers de la pêche en juin, juillet et août.
Il en existait des blanches, des jaunes, des nacrées aux reflets roses.

Elles étaient de la taille d’un petit pois à un grain de riz, certaines piriformes, d’autres baroques façonnées par la nature au gré de sa fantaisie.

Leur disparition est définitive au 20ème siècle par la surpêche, les industries textiles et papetières qui polluent l’eau des rivières et donc plus de truites, plus de perles ….